Pourtant il me faut démissionner du conseil municipal
Voilà prés de deux ans que j'assume mon mandat municipal au sein du groupe Menton démocratie, la confiance des électeurs est un poids lourd à porter, pourtant participer à la vie de la cité est une grande joie, porter la voix des Mentonnais -fut ce dans l'opposition- est un véritable privilège.
Pourtant il me faut démissionner du conseil municipal, en effet si une vie de couple peut se construire à distance ce n'est pas le cas d'une vie de famille, j'ai toutefois tenté de le faire mais le principe de réalité s'impose, on ne peut rester éternellement au milieu du gué.
Garder envers et contre tout mon mandat n'aurait aucun sens, d'une part cela ne correspond pas à ma vision des choses, d'autre part cela nuirait au travail du groupe, et enfin je pense que ce n'est pas 'votre vision' des choses.
Si je suis élue c'est aussi grâce a mes camarades, ils m'ont accordé leur confiance me mettant à la 5ème place de notre liste (seconde femme socialiste quand même...), ils ont fait campagne, ils ont toujours encouragé les sept élus de notre groupe, je ne suis pas certaine de leur l'avoir déjà dit, alors : merci.
De tout mes renoncements mon mandat sera mon plus grand regret, ce sentiment d'inachevé laisse un goût amer, j'aurais aimé continuer a harceler le Maire sur l'audit, j'aurais aimé continuer aux côtés d'Anne Mathé de Botton à contrôler les actions du CCAS, j'aurais aimé encore débattre avec vous, avec Pascale, Michel, Anne, Philippe, Charly et Nathalie.
J'aurais aimé m'asseoir encore dans la salle du conseil, si vous saviez ma fierté de pouvoir librement m'exprimer et porter la voix de ceux qui partageaient mes convictions.
Je sais qu'Alain Chouya prendra le relais avec compétence et enthousiasme c'est donc avec le cœur un peu moins lourd que je laisse le conseil, j 'aurais toutefois à cœur de suivre les péripéties politiques de ce qui restera toujours mon « biotope ».
Salutations Socialistes
(ps: ce blog restera ouvert, pour les pages d'archives qu'il offre mais ne sera pas mis à jours.)
Motion pour respect de l’esprit laïque de notre République
A plusieurs reprise sur ce blog je vous ai fait par de mon attachement à la laïcité. Je vous avez aussi promis d'éviter de parler de choses strictement personnelles, mais pour mieux comprendre ma position il me faut vous dire que cette attachement a notre valeur républicaine et ma volonté de séparation stricte entre le religieux et l'état ne découle en rien de 'anticléricalisme primaire' dont sont souvent accusés les gens de gauche, en effet : je crois, j'adhère à une foi et je la pratique.
Toutefois je reste persuadée que cela ne dois regarder que moi.
Ainsi ce qui c'est passé le 8 mai a Menton me heurte profondément, aucune cérémonie religieuse ne doit venir s'immiscer entre les drapeaux de la république. Que les assos d'anciens combattants en organisent cette journée là c'est "leur problème", mais le religieux n'a pas sa place au milieu des élus, des représentants de l'état, des élèves de nos écoles, la république doit rendre hommage à SES combattants avec SES valeurs, liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité....
La laïcité est le fondement du vivre ensemble, et si selon notre ministre de la justice la démocratie se vie visage découvert , elle se vie aussi dans le respect des croyances de chacun qui nécessite l'indifférence de l'état. Pour cela j'adhère totalement à la motion que le Groupe Menton Démocratie a déposé lors du conseil municipal de ce lundi.
"Le groupe Menton Démocratie voudrait réagir sur le déroulement de la commémoration du 8 mai à Menton. En effet la cérémonie officielle a commencé par une prière religieuse. Nous demandons au conseil Municipal de voter une motion qui exprimerais le respect de l’esprit laïque de notre République en ne mélangeant plus les offices religieux et les actes officiels de la République.
Une commémoration est une cérémonie officielle organisée, par la république pour conserver la conscience nationale d'un évènement de l'histoire collective et servir d'exemple et de modèle. Autrement dit, une commémoration engage tout l'État.
L’initiative de débuter une commémoration nationale par un acte religieux est scandaleuse. Réciter une prière sous les drapeaux de la république, en présence d’enfant des écoles primaire de la ville, est un acte fort et grave. C’est lier religion (quelle qu’elles soient) et représentions de la République. C’est remettre en cause les valeurs de notre République. Cela va à l’encontre de la notion laïcité de notre pays.
Rappelons que la loi du 9 décembre 1905 définit distinctement le principe de la non-intervention de l’Etat dans la sphère religieuse. C’est la séparation entre les Église et la République. Elle est la source de la laïcité à la française.
La laïcité est la clef de voûte de l’édifice républicain. Elle est fondement institutionnel des libertés individuelles et de l’égalité des droits, ferment de l’intégration des citoyennes et des citoyens de toutes origines, constitue, aujourd’hui comme hier, l’assise indispensable de la paix civile et de l’unité de la nation. C’est un principe qui s’oppose à toute référence religieuse ou dogmatique pour les lois et les institutions publiques.
Pour finir citons Jacques Chirac Président de la république : ( « discours relatif au respect du principe de laïcité dans la république » 17 décembre 2003)
« La laïcité est inscrite dans nos tradition. Elle est au cœur de notre identité républicaine... Il faut être vigilant et intransigeant face aux menaces d’un retour en arrière… »
Un tel retour en arrière est dangereux, nous ne pouvons accepter cela, il faut être intransigeant. "
Motion de soutien contre la fermeture d’une CLIS à Menton
Le groupe Menton démocratie a déposé une motion qui aurait du être examiné en conseil municipal hier soir, mais pour des raisons obscures et qui vont à l'encontre du droit d'expression de l'oppostion la majorité de Jean Claude Guibal n'a pas souhaiter les soumettre au vote.
Nous y reviendrons mais je vous propose dès à présent notre texte:
"
La CLIS est un instrument extrêmement efficaces pour l’intégration des enfants en difficultés. Ces classes ont pour objectif de scolariser tous les enfant et de permettre aux élèves en situation de handicap de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire.
Une classe qui disparaît, victime d’une suppression basée sur des effectifs comptables ne peut être accepté. Il s’agit d’un service public destiné à des enfants qui ont des besoins éducatifs particuliers. Lorsque qu’il s’agit d’enfants et d’autant plus des enfants les plus fragiles, les logiques budgétaires ne doivent pas s’appliqués.
Notre ville à la chance de pouvoir disposer de plusieurs CLIS dans des sites exceptionnels. C’est un bien précieux que nous devons sauvegarder. Aujourd’hui la CLIS de Frédérique Mistral et demain combiens d’autres classes fermeront pour des motifs économiques identiques ?
C’est pourquoi Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, le groupe Menton Démocratie vous demande de voter une motion de soutien contre la fermeture d’une CLIS à Menton. Cela serait un acte fort envers les parents d’élèves profondément inquiets et qui exprimerais une position claire de la Municipalité pour la défense de nos écoles."
Pour Menton Magazine
Depuis des lustres vous ne lisez pas d'édito de l'opposition dans le Pour Menton magazine, non que nous boudions ce "media" municipal, mais nous sommes privé d'espace par Monsieur le Maire.
En effet un article du règlement intérieur du conseil municipal limite a 5 lignes l'espace de l'opposition sur les 37 pages que compte le mag payé par vos impôts. Nous avons attaqué la délibérations au tribunal administratif de Nice et celui ci aprés nous avoir donné raison en référé il y a plusieurs mois de cela, vient de nous donner raison sur le fond, nous avons donc totalement gagné! Ce dont nous nous félicitons mais que ne nous surprend guère tant l'entrave à la libre expression était caractérisée.
Le Conseil municipal va donc devoir voter un nouveau règlement avec pour l'opposition un espace décent d'expression.
Projet hôtelier: le communiqué de presse de Menton Démocratie
Le groupe Menton Démocratie partage les inquiétudes des hôteliers mentonnais et dénoncent un projet délirant et propose une autre solution d’aménagement pour l’un des derniers espaces libre de la ville.
Le groupe Menton Démocratie partage les inquiétudes des hôteliers mentonnais sur le risque d’impact d’un tel projet sur le fonctionnement et sur la rentabilité du parc hôtelier existant. Nous exprimons notre soutien à une profession déjà touchée par la crise.
Ce terrain est l’un des derniers disponibles dans notre ville. Contrairement aux propos du Maire si le projet privé échoue cela coutera à la ville un terrain de 32 000m² potentiel face à la mer. Il est de fait, précieux. Nous ne pouvons accepter que la municipalité perde un tel terrain au profit du secteur privé. Cet espace doit revenir aux Mentonnais et avoir une vocation publique.
Ce projet ne tient pas compte de la réalité économique. A l’heure ou l’hôtellerie de luxe est frappée par la crise de plein fouet, notre ville décide de construire un hôtel 5 étoiles…
Par ailleurs, l’hôtellerie familiale, déjà en difficulté, risque d’être frappée de plein fouet par cette concurrence.
Les emplois créés dans ce secteur sont majoritairement des emplois précaires ou des saisonniers. Soulignons que dans les grands hôtels une grande partie du personnel vient de l’extérieur. Finalement, très peu d’emplois bénéficieront à la population locale. De plus ou loger les travailleurs et saisonniers ?
Nous proposons depuis plusieurs années de développer de nouveaux secteurs activités porteur d’avenir tel que les économies vertes orientés vers le développement durable. Ils permettent de réelles créations d’emplois locaux.
Enfin, nous proposons de transférer les terrains de tennis de la Madone sur ce terrain afin de réaliser un véritable complexe sportif du Lucien rhein (Stade, Tennis, terrain de basket etc…). Cela permettra de libérer de l’espace à La Madone afin d’y construire des logements et activités pour la population Mentonnaise.
Porteurs d'Eau
Voici un extrait de la lettre des Porteurs d'Eau parvenue cette semaine.
"Eau : assez d'hypocrisie
L'affichage écologiste est souvent une façade par Danielle Mitterrand, Présidente de la Fondation France Libertés et William Bourdon, Avocat au Barreau de Paris, Président de l'association Sherpa
Aujourd'hui les medias sont envahis de publicités émanant des multinationales de l'énergie et de l'eau pour nous convaincre qu'elles contribuent à notre qualité de vie et qu'elles sont devenues indispensables pour rendre notre monde meilleur.
Que ce soit pour lutter pour la survie des ours blancs, pour soi-disant éviter les pillages de ressources de la planète pour améliorer le niveau de vie de tous les mieux placés, nous disent ces messages, sont les grandes entreprises multinationales.
Elles veulent bien, du bout des lèvres que s’inaugure un nouveau droit international protecteur des biens communs de l'humanité.
Elles ne s'opposent pas, le cas échéant à ce que la loi consacre de nouvelles normes, pour peu que celles ci n’entravent pas leur croissance et leurs profits. De ce point de vue les projets du gouvernement qui limitent l'accès au juge sont agréables à leurs oreilles.
Parmi ces nouveaux «bienfaiteurs de l'humanité », les operateurs d’eau sont évidemment à l'avant-garde. Ils ont bien compris que Il'eau, source indispensable et éternelle de vie, les rend légitimes pour nous convaincre de ce qu’ils seraient maintenant les meilleurs promoteurs de la protection de l’environnement. Ils vont jusqu'à caporaliser la seule instance de gouvernance de l'eau (le Conseil mondial de l'eau est dirigé par un haut cadre de Veolia) et prétendent même contribuer à définir cette équation juridique les biens communs de I’ humanité.
Faut il rappeler que, lors du dernier forum de l'eau a Istanbul, le Conseil mondial de l'eau a refusé de reconnaître à l'eau le statut de droit, mais seulement de celui de besoin. Une visite sur les sites Internet de Veolia Eau et de Suez peut donner l'illusion qu’ils sont plus royalistes que les écologistes. Cela s'appelle du « green washing ». II s'agit de mettre en avant les actions de développement durable bien utiles pour maquiller la réalité des contrats et de leurs conséquences.
Or cette instrumentalisation très habile du message écologique ne peut que laisser perplexe. Certes les grands operateurs d'eau, dans les pays du Sud, usent et abusent de messages compassionnels à I égard des populations des bidonvilles concernés. Pour autant la réalité y est parfois tragique.
Prenons l'exemple de la population de certains quartiers pauvres de La Paz (Bolivie) qui a voulu dénoncer, y compris au prix d'émeutes et dans le sang, les conditions dans lesquelles un système de distribution d’eau potable juste et universel ne leur était pas garanti. On peut également s’émouvoir de la corruption et de ses conséquences qui affectent les métiers de I'eau.
Flûte de Pan
A Bruxelles, Veolia a construit à I’ orée des années 2000 une gigantesque station d'épuration pour le million d habitants de la capitale belge. Une affaire enflamme maintenant la Belgique tant il semble qu'on y fait fi des principes de précaution de I’environnement.
Récemment, différentes ONG, dont l'association Sherpa et la Fondation France Libertés, ont interpellé M. Gerard Mestrallet, Président de GDF Suez, sur les risques majeurs associés à la construction du barrage hydroélectrique du Jirau sur le rio Madeira en Amazonie brésilienne.
Les populations y sont exaspérées face à ce qu'elles dénoncent comme une déforestation au mépris de la loi locale.
La logique du « pas vu pas pris »permet tous les doubles langages.
Cette nouvelle flûte de Pan que nous jouent Veolia et Suez Environnement doit susciter exigences et vigilance. II est indispensable de rechercher l'information là où elle est dissimulée parce qu’elle dément parfois violemment les discours éthiques de vitrine.
Le Monde du 24 mars 2010"
Histoire d'Eau....
La question de l'eau et plus particulièrement de sa gestion devient de plus en plus imp
ortante. Au delà du coût de l'eau il est aussi question de sa distribution pour que chacun ait sa part de cette denrée toujours plus rare.
A de nombreuses reprises le groupe Menton Démocratie est intervenu à ce sujet en conseil municipal. A deux occasions j'ai pris la parole pour defendre notre vision d'un service publique de l'eau.
En effet lorsque l’eau est gérée par le secteur privé environs 40% de l’eau acheminée est perdue faute d’entretien des canalisations par le délégataire de plus elle coute environs 30% plus cher que l’eau gérée en régie.
Ce n’est pas moi qui le dit mais le rapport parlementaire Tavernier de 2001 et une étude la Cour des comptes de 2003 !
Or en janvier 2006, la majorité de Monsieur GUIBAL à voter une délégation de service publique à VEOLIA pour 12 ans et ce sans étudier la possibilité d’un retour en régie, comme le demandait l'opposition PS/ Les Verts.
Cette position n’était alors pas dicter par le dogmatisme, mais par une saine réflexion, d’ailleurs le conseil de la concurrence à rendu un avis en mai 2000 sur le prix de l’eau, et recommande aux collectivités « d’engager une réflexion sur la duré optimale de délégation » et invite le législateur a ajouter au code de collectivité territoriale une disposition « imposant aux assemblées délibérantes de se prononcer expressément sur le principe de retour en régie » le conseil reconnaît donc qu’un meilleur prix et un meilleur service peuvent être obtenu par un service publique de l’eau.
À la lumière de cet avis du conseil de la concurrence et des études parlementaires et de la Courdes comptes ainsi qu’au regard de la multiplication des demandes de dégrèvement nous avons demandé (encore une fois...) d’engager une véritable réflexion démocratique et citoyenne sur la gestion de l’eau dans notre ville, ainsi qu'un audit sur l’état des canalisations.
Un audit a été comandé et suite a cela des négociations réengagé pour une meilleure prise en charge du réseau et une baisse des tarifs, mais ce n'est que cataplasme sur jambe de bois en effet:
Nous n'avons pas eu accés a l'audit, et l baisse des tarifs se limite a une certaine taille de tuyau, la taille dont son doté les maisons individuelles mais pas les immeubles, donc Mentonnais qui avez villa, jardin et piscine votre facture va baisser, Mentonnais qui vivez dans un immeuble pas de changement !
ainsi nous ne pouvos nous statisfaire d'une telle situation et continurons a demander l'eau en régie publique.
Conseil municipal du 25 mars : Science po
Notre groupe est opposé a l'installation de Science po Paris à Saint Julien et dénonce également depuis des années le coût exorbitant pour notre ville,
aisni au delà des 6.5 millions que coûte la réhabilitation de l'ancien Hospice St Julien, la majorité a décidé de versé (depuis que Science po est installé à Menton 150 000€ pour le fonctionnement ! Cette année cette subventions faisait partie d'un "lot" d'aide au sein d'une même délibération, nous avons demandé un vote dissocié qui nous a été refusé nous avons donc du nous abstenir. Je suis intervenue au nom de notre groupe, voici l'intervention que nous avons collectivement préparé.
"Monsieur le Maire,
Bien évidemment nous pensons que soutenir la vie associative de notre ville est un acte important. Ces associations constituent un réseau social qui aide nos concitoyens et pour cela il est primordial que nous les subventionnions.
Toutefois lorsque l’on regarde à la loupe cette délibération, on est surpris de voir qu’au milieu de toutes ces associations, se trouve la subvention pour Sciences Po.
L’aiguille dans la botte de foin ! On est surtout surpris par l’ahurissant montant versé !!! Car cette aiguille est plus grosse que la botte elle- même.
32 associations se partagent 116 500 euros. Science Po, à elle seule, obtient 150 000 euros !
Lors du dernier conseil municipal, nous avions également pointé l’abyssale différence entre ce que l’on donne aux écoliers mentonnais et les 1500euros par élève de Sciences Po. L’enseignement supérieur fait normalement partie des compétences de l’Etat, pas de la municipalité.
Nous n’avons rien contre cette grande et prestigieuse institution de l’IEP de Paris et ces brillants élèves mais nous souhaitons que l’Etat prenne ses responsabilités en matière d’enseignent supérieur. Alors, bien sûr, si nos finances explosaient, si les coffres de la ville étaient bondés alors nous comprendrions une telle dépense mais ce n’est pas le cas.
A notre sens d’autres choix politiques devraient être faits !!!
Nous souhaiterions, Monsieur le Maire, voter les subventions séparément car si nous souhaitons que nos associations reçoivent le soutien de la ville, nous ne pouvons accepter les 150 000€ de Sciences Po
Monsieur le Maire, notre ville, en ces temps de crise, à d’autres priorités !!!"
Conseil municipal du 25 mars : de l'utilité de l'opposition
Sur un ton humoristique, voici mon intervention concernant les "vertus pédagogiques" de nos interventions. Une opposition contrôle et propose, parfois la majorité suit -trés discrètement - nos avis, Jean Claude Guibal s'est livré à un exercice d'autosatisfaction de concernant le budget, nous en avons profité une fois n'est pas coutume pour faire le notre, ça a eu également le mérite de soulager l'atmosphère particulièrement tendue.
"Monsieur le Maire, Chers collègues,
Je vais vous étonner. Cela fait plusieurs mois que nous avons envie de faire cette intervention et cette délibération nous en donne l’opportunité.
Elle est la goûte d’eau qui fait déborder le vase, alors voilà on vous le dit nous sommes une bonne opposition.
Une bonne opposition parce que les Mentonnais nous le disent,
Une bonne opposition parce que même vous, chers collègues de la majorité, nous le faite sentir.
Alors, bien sûr vos compliments sont voilés, mais les faits eux sont très clairs.
Et Oui, nos interventions ont une vertu pédagogique.
Ici, avec la subvention à l’inspection qui diminue, nous étions intervenue l’année dernière.
Avec la révision de certains tarifs de l’occupation des sols.
Avec la commande d’un audit sur l’eau, avec la renégociation des tarifs, avec enfin ce que vous nous avez annoncé en commission des finances c'est-à-dire la fin du saupoudrage des travaux dans les bâtiments municipaux, saupoudrage que nous dénoncions lors du précédent conseil.
Bref, nous sommes assez content que de temps à autre vous suiviez, même discrètement, nos avis."
Conseil municipal du 25 mars : le budget de l'assainissement
Le Budget primitif a également des budgets annexes, les parkings, le port, le camping et l'assainissement voici mon intervention au nom de notre groupe sur le
sujet:
"Monsieur le maire , chers collégues,
Vous le savez, nous sommes particulièrement attentifs aux questions relatives à l'eau et à l'assainissement. Vous le savez aussi, notre position ne relève pas du dogme mais nous nous sommes forgés nos convictions à la lumière d'études, d'exemples et de faits.
Nous voulons ici nous féliciter à nouveau de la vertu pédagogique de nos interventions elles ont été nombreuses cette année encore.
Nous souhaitions un audit sur la gestion de l'eau par notre délégataire Véolia, vous l'avez commandé. On reparle régulièrement ici de cet audit, nous vous l'avons également demandé, sans succés hélas.
Vous avez choisi de renégocier les tarifs, nous nous en sommes félicités pourtant pour une sombre histoire de taille de tuyaux les mentonnais ne sont pas égaux face à leurs factures.
Vous avez choisi de déconnecter les vallons faisant fi d'une éventuelle pollution.
Et puis il y a le perpétuel problème des dégrèvements, si notre attitude est louable nous souhaiterions que notre délégataire en face autant.
Ensuite il y a les travaux de la station d'épuration dont nous nous félicitons.
Nous voilà donc à nous interroger quant à notre vote sur le budget de l'assainissement, Vous reconnaitrez que nous ne sommes pas une opposition aveugle et bornée.
Pour autant si nous avons de réels motifs de satisfactions, le bas blesse encore, je ne vous resortirai pas mon couplet sur l'eau en régie! Mais pour ces motifs notre groupe a choisi de déroger à la règle selon laquelle l'oposition vote systhématiquement contre le budget et a décidé de voter pour le budget d'investissement mais contre celui de fonctionnement".




